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Interroger ses pratiques pour tendre vers un numérique plus responsable

Lorsque l’on sait qu’un ordinateur de 2kg équivaut à plus de 800kg de ressources naturelles (Source ADEME), force est de constater que l’impact de nos systèmes numériques sur l’environnement est un enjeu de taille.

Impact_numerique

A ce jour, on considère que le numérique est responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Au niveau national, sur le plan carbone exclusivement, le numérique représente 2,5% des émissions de gaz à effet de serre avec un risque d’augmentation de 60% d’ici 2040 si aucune trajectoire de réduction n’est prise. (Source ARCEP)

Les études montrent que 78% de ces émissions GES sont produites lors de la phase de fabrication. Celle-ci nécessite une extraction importante de métaux rares, des matières non renouvelables qui s’épuisent inéluctablement et dont certaines sont d’ores et déjà à un stade critique. Aussi, elle s’opère majoritairement dans des pays au mix énergétique fortement carboné. 

Le pourcentage restant se concentre dans la phase d’usage dont l’on estime l’empreinte carbone à 21%.

 REPARTITION-emission

Mais les impacts environnementaux ont bien lieu tout au long du cycle de vie des produits : de la fabrication, à la distribution, à l’usage et lors de la fin de vie. A ceux-ci s’ajoutent des impacts sociaux tels que des conditions de travail pénibles, des décharges à ciel ouvert néfastes pour la santé etc.

Sachant que la demande génère une croissance exponentielle, elle serait multipliée par 3 en 15 ans (projection 2010-2025) ; entre des usages de plus en plus importants et l’augmentation des usagers, il est nécessaire de mesurer et piloter les pratiques individuelles et en entreprises.

Ces chiffres incitent à mettre le poids du corps sur des politiques visant à allonger la durée d’usage des équipements numériques à travers la durabilité des produits, le réemploi, le reconditionnement, l’économie de la fonctionnalité ou encore la réparation. Et donc à l’inverse à éviter de promouvoir le renouvellement prématuré des outils par effet de mode ou obsolescence rapide.

Pour entreprendre une démarche de réduction d’impact, la mesure est le point de départ permettant de piloter les indicateurs et définir une nouvelle trajectoire. Plusieurs axes clés sont identifiés :

  • Interroger et challenger ses prestataires sur la gestion des serveurs. Le guide conçu par Resilio et le Collectif Green IT livre les principaux axes de travail sur lesquels avancer : 74 bonnes pratiques clés pour un numérique plus responsable.  Il est notamment question de la réduction du taux d’équipement, de favoriser les réseaux filaire ou wifi etc.

En ce qui concerne spécifiquement le périmètre du marketing, du digital et de la communication, des leviers existent pour améliorer ses performances de façon plus sobre et responsable :

  • Alléger la charge des contenus sur le site internet
  • Optimiser sa stratégie CRM pour réduire la pression relationnelle exercée sur ses audiences

Outre ces actions de réduction d’impact « green IT », le défi à relever est de savoir comment associer transition écologique et transformation numérique afin que celle-ci puissent servir une transition économiquement et socialement durable.

L’Union des marques travaille au quotidien sur ces sujets, rejoignez les groupes de communauté pour approfondir la réflexion :

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