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"Digital Ad trust" : bientôt un label pour restaurer la confiance dans les sites

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D'ici à fin 2017, des premiers sites pourraient obtenir le label que les annonceurs attendent.

Il y a un peu moins d'un an, face à la montée en puissance des adblocks, l'Union des marques appelait tous ses partenaires à s'engager vers une publicité plus respectueuse des internautes et de leur navigation. Les recommandations produites alors concernaient notamment l'utilisation de formats publicitaires acceptables, le contrôle du poids des créations publicitaires et la limitation de l'encombrement par page auxquelles s'ajoutait le sujet de la maîtrise du capping cross plateformes. En parallèle, les questions du contrôle de la visibilité et de la prévention de la fraude ont fait l'objet de travaux au sein de la commission médias.

Aujourd'hui, cette mobilisation de la profession autour de la qualité de la publicité digitale prend un nouveau tournant avec la création d'un label qui pourra être décerné aux sites dont l'inventaire répondra à des critères fixés par la profession. Il est destiné à restaurer la confiance des annonceurs dans leurs achats digitaux. Initié par le SRI (Syndicat des régies de l'internet) et l'Udecam (Union des entreprises de conseil et d'achat média), les travaux pour la mise au point de ce nouveau label fédèrent désormais également l'Union des marques, l'IAB (Interactive advertising bureau) et le Geste (Groupement des éditeurs de services en ligne). Il s'inscrit dans la continuité des travaux entrepris par la Coalition for better ads ou l'IAB (formats, programme LEAN…).

5 grandes thématiques retenues

Dans le cadre des travaux préparatoires, il a été retenu le principe d'une certification des sites candidats en 5 volets, recouvrant l'ensemble des sujets nécessitant un contrôle de qualité :

  • Brand safety : garantie d'un contexte sûr, légal, non dévalorisant pour les marques.
  • Visibilité : niveau contrôlé par un outil tiers agréé et indépendant.
  • Lutte contre la fraude : mise en place de moyens de prévention et engagement de transparence.
  • Expérience utilisateur : respect des recommandations et standards de marché (formats, fonctionnalités, encombrement…).
  • Données personnelles : engagement de conformité à la réglementation en vigueur et de transparence pour l’utilisateur, l’éditeur et l’annonceur.

Des premiers sites labélisés avant fin 2017

Le calendrier qui a été fixé pour les premières labélisations est particulièrement ambitieux puisqu'elles pourraient intervenir au début de l'automne 2017. D'ici là, il reste cependant encore un chemin à parcourir. Il passe par la poursuite des travaux préparatoires avec l'ensemble des parties prenantes sous forme de groupes de travail sur chacun des volets du futur label. Les annonceurs membres de l'Union des marques sont d'ailleurs invités à y participer. Une alliance CESP-ACPM a été désignée pour animer cette première phase de travail qui doit déboucher sur l'appel d'offres d'un "tiers labélisateur" qui sera chargé de délivrer à chacun des sites qui en fera la demande un label conforme au cadre défini par l'interprofession.