Votre .marque, une opportunité rare pour sécuriser et gouverner votre territoire numérique
07/01/2026
Le salon Followme, rendez-vous parisien des professionnels du marketing d’influence, a réuni un panel d’experts pour explorer les nouveaux défis du pilotage du ROI, des stratégies cross-canales et de la communication responsable. Autour de la table, des profils variés : Sarah Levin Weinberg (Stellar Tech), Sophie Roosen (Union des marques), Raela Aldea (18h08), Gwarlann de Kerviller (enseignante et autrice), et Stéphane Allard (Ykone). Ensemble, ils ont partagé leurs visions et bonnes pratiques pour une influence commerciale innovante et efficace.
Tous s’accordent sur un constat : l’influence marketing ne peut plus être pensée comme un canal à part. Elle doit s’inscrire dans une stratégie globale, où chaque levier – événementiel, presse, social media, digital – contribue à une histoire cohérente. Sarah Levin Weinberg insiste sur l’importance de la mesure et de la data pour professionnaliser l’influence, tandis que Raela Aldea rappelle que « le cross-canal, c’est raconter une histoire de A à Z, adaptée à chaque plateforme ».
Sophie Roosen, pour sa part, souligne 3 points essentiels :
La question du retour sur investissement reste centrale. Les intervenants évoquent la nécessité de centraliser les données et de comparer les performances de l’influence avec celles des autres canaux. Sarah Levin Weinberg détaille l’intégration de métriques comme le CPM ou le coût par acquisition, mais aussi l’écoute des conversations et l’analyse du sentiment pour capter l’impact qualitatif.
Gwarlann de Kerviller rappelle que « le qualitatif explique souvent le quantitatif », et que les marques doivent aller au-delà des simples vues ou likes pour comprendre l’image de marque et les intentions d’achat. Stéphane Allard, côté adtech, met en avant l’équivalent média comme indicateur clé pour calculer un ROI instantané et fiable.
Côté Union des marques, Sophie Roosen rappelle un point clé pour les annonceurs : le ROI est un indicateur clé, et les marques ont besoin de mesurer les résultats des campagnes sur chaque canal et ont besoin de résultats comparables et fiables. Elle a insisté sur la nécessité de disposer de mesures fiables et indépendantes, permettant aux marques de piloter leurs campagnes en toute confiance. Il s’agit de garantir que les indicateurs utilisés pour évaluer la performance des campagnes soient certifiés par des partenaires de confiance, extérieurs aux agences et aux plateformes, afin d’assurer l’opérabilité et la transparence du reporting. Cette exigence d’indépendance est aujourd’hui au cœur des attentes des annonceurs, qui souhaitent pouvoir comparer les résultats obtenus sur l’ensemble des médias et s’appuyer sur des données objectives pour orienter leurs choix stratégiques.
Raela Aldea identifie trois écueils majeurs : la fragmentation des canaux, le copier-coller des contenus d’une plateforme à l’autre, et le manque d’adaptation culturelle. « Think global, act local », conseille-t-elle, citant l’exemple de McDonald’s qui adapte ses produits à chaque marché.
La table ronde aborde aussi les risques du greenwashing et du social washing. Sophie Roosen rappelle que « les règles de la publicité s’appliquent à l’influence commerciale », et insiste sur la nécessité d’un engagement réel, de preuves tangibles et d’une cohérence du message sur tous les points de contact. Elle encourage la collaboration entre marketing, RSE, juridique, agences et créateurs pour éviter les dérives et respecter la réglementation.
L’Union des marques accompagne en effet les entreprises via le programme Faire, des guides pratiques et des formations pour renforcer la transparence et la responsabilité.
Le débat met en avant la montée du « creator marketing », où la valeur du contenu prime sur la taille de l’audience. Sarah Levin Weinberg explique que les marques doivent privilégier des partenariats durables, fondés sur la co-création et la confiance, plutôt que des achats ponctuels de contenu. Les intervenants insistent sur l’importance de l’investissement humain et relationnel, au-delà du simple budget.
L’attribution du ROI à un contenu d’influenceur, notamment lorsqu’il est amplifié en médias payants, reste un défi. Stéphane Allard explique que l’attribution parfaite n’existe pas, mais que des modèles multi-touch permettent de valoriser l’ensemble du parcours client, de la découverte à la conversion. Il rappelle aussi que les contenus organiques continuent de vivre et de générer de la valeur bien après la fin de la campagne.
Le salon Followme a montré que l’influence marketing évolue vers plus de professionnalisation, de mesure et de responsabilité. Les marques, les agences et les créateurs sont invités à collaborer, à adapter leurs messages et à investir dans la durée pour construire une relation de confiance avec les audiences.
L’Union des marques, tout comme les autres experts, souligne l’importance de la cohérence, de la transparence et de la formation continue pour relever les défis d’un marketing d’influence en pleine mutation.